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lundi 4 juillet 2011
samedi 25 juin 2011
Il est temps de faire le bilan...
Après un an de volontariat européen à Chişinău, un bilan s'impose.
Les volontaires que nous avons rencontré ici nous livrent leurs impressions sur leur expérience.
Les volontaires que nous avons rencontré ici nous livrent leurs impressions sur leur expérience.
lundi 6 juin 2011
lundi 2 mai 2011
Pâques en Moldavie
Pâques est une fête très importante en Moldavie. Pour ce week-end chargé en traditions nous avons eu la chance d'assister à la célébration de la Pâque juive et bien sûr de la Pâque orthodoxe.
et pur en savoir plus sur la Pâque orthodoxe en Moldavie :
http://www.moldavie.fr/spip.php?article319
Entre traditions et détente, un résumé en images de ce week-end particulier :
et pur en savoir plus sur la Pâque orthodoxe en Moldavie :
http://www.moldavie.fr/spip.php?article319
vendredi 29 avril 2011
Des volontaires qui partagent leurs sourires
Basée à Chisinau, l'association "Les amis des enfants" parcours la Moldavie pour apporter des jeux et du bonheur aux enfants. Vendredi 15 avril, l'association était à Nemteni, un petit village sité dans l'est du pays.
mardi 12 avril 2011
Journée internationale des Roms
Vendredi dernier, c'était la Journée internationale des Roms. A Chişinău, une table ronde visant à élaborer un plan d'action pour soutenir les Roms était organisé pour l'occasion.
En conclusion de ces discussions, un spectacle était organisé à la Maison des nationalités (Casa Naţionalităţilor).
Merci à Susan Coughtrie pour la vidéo.
Vidéo et photos initialement publiée sur Azi.md
mercredi 30 mars 2011
mardi 15 mars 2011
Quand Joe Biden vient à Chişinău
Quand le vice-président des Etats-Unis visite la capitale de la Moldavie, toute la ville semble s'arrêter. Résumé d'une journée pas comme les autres, quand le show politique à l'américaine s'exporte dans un petit pays aux frontières de l'Europe.
Le spectacle commence à 11h. Depuis tôt en ce matin du 11 mars, les rues du centre ville de Chisinau sont vides. La circulation a été coupée sur les grands axes et des centaines de policiers, postés tout les dix mètres le long du boulevard Stefan Cel Mare, canalisent la foule qui se rend à l'Opéra pour venir voir le vice-président des Etats-Unis.
En grand optimiste, j'arrive sur les lieux à 10h30. Le parvis de l'Opéra où Joe Biden viendra faire son discours est entièrement bouclé. Les spectateurs rentrent au compte goute après être passés sous l'un des quatre détecteurs de métaux, ces grandes portes que l'on trouve habituellement dans les aéroports.
Après une douloureuse attente serré entre quatre épaules, me voici enfin sur les lieux. Il est 12h mais je n'ai rien raté de la fête. Les marches de l'Opéra sont noires de monde et les milliers de visiteurs agglutinés tiennent tous dans les mains deux petits drapeaux: la bannière étoilée des Etats-Unis et le drapeau tricolore de la Moldavie.
Le parvis de l'Opéra est cerné par trois scène: sur la première trônent des dizaines de caméra, sur la deuxième, des musiciens maintiennent le public éveillé en attendant l'arrivée de Joe Biden, lui-même attendu sur la troisième scène, pour l'instant vide.
Pendant deux heures, des groupes de musique populaire moldaves s'enchaînent et reprennent, la plupart du temps en play-back, leurs plus fameux titres. Si ces quelques heures de musiques sans saveur devaient refléter la culture moldave, il y aurait bien longtemps que j'aurais quitté ce pays. Mais pour un événement aussi formaté que la visite d'un haut représentant Américain, je suppose que l'on ne pouvait pas attendre autre chose que cette soupe universelle.
A 14h, l'animatrice, qui tente tant bien que mal de motiver la foule entre chaque groupe depuis maintenant plus de deux heures, annonce l'arrivée imminente de MM. Biden et Filat. La foule se tait alors soudainement et une atmosphère angoissante de calme s'installe soudainement. Et quand la circulation d'une ville est bloquée, on se met alors à entendre le chant des oiseaux, le son du vent et le bruit des toussotements dans la foule. Dans le fond de la scène, un panel de citoyens Moldave a été installé. Rien n'a été laissé au hasard: il y a des vieux, des jeunes, des hommes, des femmes, des blonds, des bruns, des roux, tous équitablement représentés et alignés le long de trois rangées sur une petite estrade.
Puis soudain, les petits drapeaux s'agitent dans toutes les mains. Apparaissent alors Vlad Filat, premier ministre de la Moldavie, Joe Biden et leurs femmes, Jill Biden et Sanda Filat. Tout ce petit monde sourît et fait des signes de la main à la foule. Vlad Filat ouvre le bal et explique en roumain que c'est avec beaucoup d'honneur et de joie qu'il accueille un vice-président des Etats-Unis pour la première fois dans son pays. Joe Biden enchaîne. Il félicite le peuple Moldave de s'être battu pour son indépendance il y a vingt ans. Dans un discours consensuel et ponctué d'applaudissements, Joe Biden remercie le petit pays qu'est la Moldavie d'avoir offert deux choses aux Etats-Unis: Natalie Portman et Rahm Emanuel l'actuel maire de Chicago, dont les grands-parents sont originaires de Moldavie.
En à peu près vingt minutes, l'affaire est bouclée et la foule quitte les lieux. La vie reprend peu à peu son cours, les drapeaux américains sont décrochés et la circulation est rétablie dans les rues de Chisinau.
Pour en savoir plus sur les enjeux de la visite de Joe Biden en Moldavie, je vous conseille cet article en anglais ou celui-ci en roumain.
Cette petite vidéo vous donnera aussi un autre aperçu de l'ambiance sur place
Le spectacle commence à 11h. Depuis tôt en ce matin du 11 mars, les rues du centre ville de Chisinau sont vides. La circulation a été coupée sur les grands axes et des centaines de policiers, postés tout les dix mètres le long du boulevard Stefan Cel Mare, canalisent la foule qui se rend à l'Opéra pour venir voir le vice-président des Etats-Unis.
En grand optimiste, j'arrive sur les lieux à 10h30. Le parvis de l'Opéra où Joe Biden viendra faire son discours est entièrement bouclé. Les spectateurs rentrent au compte goute après être passés sous l'un des quatre détecteurs de métaux, ces grandes portes que l'on trouve habituellement dans les aéroports.
Après une douloureuse attente serré entre quatre épaules, me voici enfin sur les lieux. Il est 12h mais je n'ai rien raté de la fête. Les marches de l'Opéra sont noires de monde et les milliers de visiteurs agglutinés tiennent tous dans les mains deux petits drapeaux: la bannière étoilée des Etats-Unis et le drapeau tricolore de la Moldavie.
Le parvis de l'Opéra est cerné par trois scène: sur la première trônent des dizaines de caméra, sur la deuxième, des musiciens maintiennent le public éveillé en attendant l'arrivée de Joe Biden, lui-même attendu sur la troisième scène, pour l'instant vide.
Pendant deux heures, des groupes de musique populaire moldaves s'enchaînent et reprennent, la plupart du temps en play-back, leurs plus fameux titres. Si ces quelques heures de musiques sans saveur devaient refléter la culture moldave, il y aurait bien longtemps que j'aurais quitté ce pays. Mais pour un événement aussi formaté que la visite d'un haut représentant Américain, je suppose que l'on ne pouvait pas attendre autre chose que cette soupe universelle.
A 14h, l'animatrice, qui tente tant bien que mal de motiver la foule entre chaque groupe depuis maintenant plus de deux heures, annonce l'arrivée imminente de MM. Biden et Filat. La foule se tait alors soudainement et une atmosphère angoissante de calme s'installe soudainement. Et quand la circulation d'une ville est bloquée, on se met alors à entendre le chant des oiseaux, le son du vent et le bruit des toussotements dans la foule. Dans le fond de la scène, un panel de citoyens Moldave a été installé. Rien n'a été laissé au hasard: il y a des vieux, des jeunes, des hommes, des femmes, des blonds, des bruns, des roux, tous équitablement représentés et alignés le long de trois rangées sur une petite estrade.
Puis soudain, les petits drapeaux s'agitent dans toutes les mains. Apparaissent alors Vlad Filat, premier ministre de la Moldavie, Joe Biden et leurs femmes, Jill Biden et Sanda Filat. Tout ce petit monde sourît et fait des signes de la main à la foule. Vlad Filat ouvre le bal et explique en roumain que c'est avec beaucoup d'honneur et de joie qu'il accueille un vice-président des Etats-Unis pour la première fois dans son pays. Joe Biden enchaîne. Il félicite le peuple Moldave de s'être battu pour son indépendance il y a vingt ans. Dans un discours consensuel et ponctué d'applaudissements, Joe Biden remercie le petit pays qu'est la Moldavie d'avoir offert deux choses aux Etats-Unis: Natalie Portman et Rahm Emanuel l'actuel maire de Chicago, dont les grands-parents sont originaires de Moldavie.
En à peu près vingt minutes, l'affaire est bouclée et la foule quitte les lieux. La vie reprend peu à peu son cours, les drapeaux américains sont décrochés et la circulation est rétablie dans les rues de Chisinau.
Pour en savoir plus sur les enjeux de la visite de Joe Biden en Moldavie, je vous conseille cet article en anglais ou celui-ci en roumain.
Cette petite vidéo vous donnera aussi un autre aperçu de l'ambiance sur place
jeudi 20 janvier 2011
lundi 17 janvier 2011
Podcast : Noël en Moldavie
Ici en Moldavie, les fêtes de fin d'année sont un peu différentes de chez nous : il existe deux dates de Noël. Certains Moldaves fêtent Noël le 25 décembre, tandis que d'autres se réfèrent au calendrier julien et le célèbrent le 7 janvier.
Pour en savoir plus sur les us et coutumes de Noël en Moldavie, nous avons interrogé quelques amis.
Vous pourrez aussi visionner dans le diaporama qui suit quelques décorations de Noël, aperçues aux coins des rues de Chisinau.
Pour en savoir plus sur les us et coutumes de Noël en Moldavie, nous avons interrogé quelques amis.
Vous pourrez aussi visionner dans le diaporama qui suit quelques décorations de Noël, aperçues aux coins des rues de Chisinau.
jeudi 6 janvier 2011
Boulevard Moscovei, le temps d'une ballade
Le boulevard Moscovei est celui sur lequel nous habitons. Encadré par les barres d'immeubles, l'artère principale du quartier de Riscani semble prendre encore plus de volume sous la neige à demi fondue.
Cliquez sur le diaporama pour agrandir.
Cliquez sur le diaporama pour agrandir.
lundi 3 janvier 2011
La Moldavie en image
Il y a quelques semaines, j'ai participé à l'organisation d'un atelier photo avec quelques amis. "Chisinow": c'est le nom de ce workshop. Le but était d'instaurer au sein de la vingtaine de participants au workshop un dialogue constructif autour de la photo numérique, afin d'en apprendre un peu plus, tous ensemble, sur le "8ème art". Pour comprendre un peu mieux notre démarche, rendez-vous sur le blog de chisinow ( en anglais).
Nous avons identifié six thèmes différents: Architecture, paysage, expérimental, photojournalisme, portait, studio.
Chaque dimanche, entre le 7 novembre et le 12 décembre, nous nous sommes réunis à l'université d'art de Chisinau pour prendre des photos, tous ensemble.
J'ai été très agréablement surpris par la qualité des résultats de chaque semaine: en fin de journée, nous regardions une sélection des meilleurs photos de chaque participants. Certaines valent vraiment le coup d'œil. A tel point que nous allons essayer maintenant d'organiser une exposition avec ces photos et, pourquoi pas, éditer un livre.
Pour visualiser une sélection des meilleures photos, classées par thème, cliqués sur les liens ci-dessous:
- Architecture : voir les photos.
- Paysage: voir les photos.
- Expérimental: voir les photos.
- Photojournalisme: nous avons réalisé un photo-reportage chacun, dont celui-ci ou celui-là.
- Portait: voir les photos.
- Studio: voir mes photos.
Et parce que ce blog reste aussi personnel, en voici quelques unes que j'ai prises.
Nous avons identifié six thèmes différents: Architecture, paysage, expérimental, photojournalisme, portait, studio.
Chaque dimanche, entre le 7 novembre et le 12 décembre, nous nous sommes réunis à l'université d'art de Chisinau pour prendre des photos, tous ensemble.
J'ai été très agréablement surpris par la qualité des résultats de chaque semaine: en fin de journée, nous regardions une sélection des meilleurs photos de chaque participants. Certaines valent vraiment le coup d'œil. A tel point que nous allons essayer maintenant d'organiser une exposition avec ces photos et, pourquoi pas, éditer un livre.
Pour visualiser une sélection des meilleures photos, classées par thème, cliqués sur les liens ci-dessous:
- Architecture : voir les photos.
- Paysage: voir les photos.
- Expérimental: voir les photos.
- Photojournalisme: nous avons réalisé un photo-reportage chacun, dont celui-ci ou celui-là.
- Portait: voir les photos.
- Studio: voir mes photos.
Et parce que ce blog reste aussi personnel, en voici quelques unes que j'ai prises.
vendredi 5 novembre 2010
Escapade sur le delta du Danube
Bien décidés à profiter de nos 12 mois de SVE en Moldavie pour voyager le plus possible, nous voilà partis à la découverte d'un lieu unique : le delta du Danube en Roumanie.
Pour en savoir plus, écoutez notre podcast de la semaine :
Voir un petit clip, résumé de notre séjour.
dimanche 24 octobre 2010
Podcast : le squat ou centru 73
Nous vous parlions il y a quelques semaines de la création d'un squat destiné à devenir un centre culturel. C'est chose faite et c'est même devenu un lieu incontournable de la capitale ! Pour en savoir plus : écoutez notre podcast.
dimanche 17 octobre 2010
La Moldavie et l’Union Européenne
Située aux portes de l’Union Européenne, la Moldavie est, de par sa position géographique, un candidat légitime et sérieux à l’intégration dans l’Union. La question de l’Europe est omniprésente ici.
A côté des drapeaux de la Moldavie et de la ville de Chişinău, flottant au dessus des rues pour la fête de la ville jeudi dernier, étaient apposés des drapeaux de l’Union Européenne. Il n’est pas rare de voir la bannière aux douze étoiles en Moldavie, preuve que l’intégration dans l’Union Européenne est une volonté forte pour les autorités moldaves.
Cette éventualité déchaîne les passions, divise le pays et mène à deux types d’extrémismes, avec au cœur du conflit une nouvelle fois, la langue. D’un côté, les pro-russes, qui voient la Moldavie comme une partie de la Russie et refusent de parler Roumain. De l’autre côté, les pro-européens qui militent pour l’accession dans l’Union et voient les Russes vivant en Moldavie comme des envahisseurs peu respectueux de la culture moldave. Une étudiante m’a expliqué que de plus en plus de jeunes Moldaves refusent d’apprendre le russe, pourtant seconde langue du pays et parlée par une grande majorité des moldaves. « C’est un moyen de se rebeller, mais c’est dommage : si tu lis Dostoïevski par exemple, c’est ridicule de le lire en roumain ».
L’accession à l’Union Européenne n’est en tous cas pas de l’ordre de la fiction : à en croire wikipédia (désolé pour la source), plus de 65% des moldaves seraient pour l’intégration dans l’Union. Bruxelles voit en tous cas la Moldavie comme un candidat potentiel. A condition que le pays règle le conflit avec la Transnistrie, qui déchire le pays depuis bientôt 20 ans.
« La Moldavie est un pays Rock’n’Roll : il y a une région qui a fait sécession », m’expliquait un volontaire peu de temps après notre arrivée ici. « Rock’n’Roll» : je trouve que ça définit bien le conflit avec la Transnistrie. A première vue, il semble juste folklorique et éphémère mais en fait, ce conflit est bien réel et très profond.
L’Union Européenne n’envisage en tous cas pas du tout l’accession d’un pays avec une région sécessionniste. La Moldavie doit donc régler son conflit interne avant de prétendre entrer dans l’Union Européenne.
Et les choses vont peut-être commencer à se débloquer la semaine prochaine. Les instances européennes et russes vont se rencontrer pour trouver de nouvelles solutions au conflit. Entre autre, la nouveauté pourrait être que l’Union Européenne et les Etats-Unis deviennent médiateurs du conflit en Transnistrie (jusqu’ici, les deux n’étaient qu’observateurs). Peut-être un bon moyen de relancer les négociations, gelées depuis février 2006.
Dans le même temps, l’Europe tente de suggérer à la Russie d’arrêter de soutenir la Transnistrie. Mais l’affaire n’est pas gagnée : Moscou voit en effet d’un très mauvais œil l’installation d’instances européennes en Transnistrie. Officiellement, la Russie tient cette position par crainte que la Moldavie soit annexée à la Roumanie dans l’éventualité où la Transnistrie devienne moldave. Mais il existe sans doutes une autre raison : la région Transnistrienne, vaste zone de non droit ouverte aux trafics en tous genres en arrange beaucoup en Russie, en Ukraine et en Moldavie ( pour plus de détails à ce sujet, lisez cet article, un peu ancien mais bien détaillé).
Dans tous les cas, un changement de statut de la région séparatiste n’est pas envisagé par Vladimir Iastrebtchak, le chef de la diplomatie transnistrienne. Les choses ne risquent donc pas de changer du jour au lendemain.
Une très mauvaise chose, je pense. De ce que je comprend depuis Chişinău, le conflit transnistrien est une réelle source de lassitude et de désespoir pour une grande partie des Moldaves. Tant que Tiraspol continuera à se la jouer perso, les choses ne pourront pas s’améliorer. Tant que la Transnistrie reste la plaque tournante du trafic d’arme, l’image de la Moldavie sera mauvaise.
A côté des drapeaux de la Moldavie et de la ville de Chişinău, flottant au dessus des rues pour la fête de la ville jeudi dernier, étaient apposés des drapeaux de l’Union Européenne. Il n’est pas rare de voir la bannière aux douze étoiles en Moldavie, preuve que l’intégration dans l’Union Européenne est une volonté forte pour les autorités moldaves.
Cette éventualité déchaîne les passions, divise le pays et mène à deux types d’extrémismes, avec au cœur du conflit une nouvelle fois, la langue. D’un côté, les pro-russes, qui voient la Moldavie comme une partie de la Russie et refusent de parler Roumain. De l’autre côté, les pro-européens qui militent pour l’accession dans l’Union et voient les Russes vivant en Moldavie comme des envahisseurs peu respectueux de la culture moldave. Une étudiante m’a expliqué que de plus en plus de jeunes Moldaves refusent d’apprendre le russe, pourtant seconde langue du pays et parlée par une grande majorité des moldaves. « C’est un moyen de se rebeller, mais c’est dommage : si tu lis Dostoïevski par exemple, c’est ridicule de le lire en roumain ».
L’accession à l’Union Européenne n’est en tous cas pas de l’ordre de la fiction : à en croire wikipédia (désolé pour la source), plus de 65% des moldaves seraient pour l’intégration dans l’Union. Bruxelles voit en tous cas la Moldavie comme un candidat potentiel. A condition que le pays règle le conflit avec la Transnistrie, qui déchire le pays depuis bientôt 20 ans.
« La Moldavie est un pays Rock’n’Roll : il y a une région qui a fait sécession », m’expliquait un volontaire peu de temps après notre arrivée ici. « Rock’n’Roll» : je trouve que ça définit bien le conflit avec la Transnistrie. A première vue, il semble juste folklorique et éphémère mais en fait, ce conflit est bien réel et très profond.
L’Union Européenne n’envisage en tous cas pas du tout l’accession d’un pays avec une région sécessionniste. La Moldavie doit donc régler son conflit interne avant de prétendre entrer dans l’Union Européenne.
Et les choses vont peut-être commencer à se débloquer la semaine prochaine. Les instances européennes et russes vont se rencontrer pour trouver de nouvelles solutions au conflit. Entre autre, la nouveauté pourrait être que l’Union Européenne et les Etats-Unis deviennent médiateurs du conflit en Transnistrie (jusqu’ici, les deux n’étaient qu’observateurs). Peut-être un bon moyen de relancer les négociations, gelées depuis février 2006.
Dans le même temps, l’Europe tente de suggérer à la Russie d’arrêter de soutenir la Transnistrie. Mais l’affaire n’est pas gagnée : Moscou voit en effet d’un très mauvais œil l’installation d’instances européennes en Transnistrie. Officiellement, la Russie tient cette position par crainte que la Moldavie soit annexée à la Roumanie dans l’éventualité où la Transnistrie devienne moldave. Mais il existe sans doutes une autre raison : la région Transnistrienne, vaste zone de non droit ouverte aux trafics en tous genres en arrange beaucoup en Russie, en Ukraine et en Moldavie ( pour plus de détails à ce sujet, lisez cet article, un peu ancien mais bien détaillé).
Dans tous les cas, un changement de statut de la région séparatiste n’est pas envisagé par Vladimir Iastrebtchak, le chef de la diplomatie transnistrienne. Les choses ne risquent donc pas de changer du jour au lendemain.
Une très mauvaise chose, je pense. De ce que je comprend depuis Chişinău, le conflit transnistrien est une réelle source de lassitude et de désespoir pour une grande partie des Moldaves. Tant que Tiraspol continuera à se la jouer perso, les choses ne pourront pas s’améliorer. Tant que la Transnistrie reste la plaque tournante du trafic d’arme, l’image de la Moldavie sera mauvaise.
vendredi 15 octobre 2010
Podcast : nos projets
Pour tous ceux qui veulent en savoir plus sur notre travail de volontaires à Chişinău, c'est par ici que ça se passe :
Autrement, vous pouvez aussi cliquer sur ce lien.
Autrement, vous pouvez aussi cliquer sur ce lien.
mercredi 6 octobre 2010
Comment devenir une star de la télé moldave !
Hier, il m'est arrivé une histoire incroyable. Le 5 octobre 2010, ma vie a définitivement changé !
En fin de mâtiné, un producteur de télé est venu, tout affolé, dans le centre de journalisme où je travaille :
- J'ai un grave problème : la star de notre JT est malade aujourd'hui, et nous n'avons personne pour le remplacer. Il nous faut quelqu'un en direct à 12h pour présenter les infos ! Toi, là, qu'est-ce que tu en dis ?
- Eh ben, je ne parle pas roumain, je suis Français, ça risque d'être compliqué...
- C'est pas grave, il y a un prompteur, tu n'auras qu'à lire le texte qui défile et tout se passera bien. Allez, viens, dépêchons-nous.
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, me voilà embarqué dans une voiture aux couleurs de la plus grosse chaîne de télévision moldave, direction leurs studios d'enregistrement.
- OK, le Français, assis toi là, prend un air sérieux et lis ce texte
Je m'exécute, et baragouine en Roumain un texte auquel je ne comprend pas le dixième.
- Parfait, le direct commence dans 3 minutes, tiens toi prêt !
- OK, mais euh, ça parle de quoi...
- "In directo din 1 minute", entend-je venir depuis le fond du studio. Les lumières s'éteignent et de gros spot colorés prennent le relai.
- 4, 3, 2, 1 ...
Et c'est parti pour 20 minutes de journal télévisé, où j'interviens entre chaque reportage pour lancer le suivant. L'exercice est déconcertant et épuisant. Mais je dois l'avouer, bien marrant quand même !
Les caméras s'éteignent, et le producteur s'approche de moi :
- C'était parfait ! Ton accent ajoute une touche européenne à notre journal, exactement ce que nous recherchons en ce moment. Quand le présentateur reviendra de son congé maladie, je te propose de revenir, pour l'assister et intervenir de temps en temps. Qu'en dis-tu ?
- Euh, oui, ça paraît génial ! Mais bon, je pense que je dois quand même y réfléchir. Et vous aussi d'ailleurs, peut-être...
- Mais non, il n'y a que les idiots qui réfléchissent ! Allez, marché conclu, tope là...
J'interviendrais donc tous les jours sur Moldova 1 à 12h. Le salaire est très correct et ça me fera une belle nouvelle expérience. Je crois que j'ai trouvé ma voie, le boulot pour lequel je suis fait !
Bien entendu, cet article est un tissus de mensonges sortis tout droit de mon imagination. Mais comme le pourquoi du comment de cette photo est beaucoup moins glamour que cette petite histoire, je préférais vous raconter ce que je fabule à mes heures perdues.
En fin de mâtiné, un producteur de télé est venu, tout affolé, dans le centre de journalisme où je travaille :
- J'ai un grave problème : la star de notre JT est malade aujourd'hui, et nous n'avons personne pour le remplacer. Il nous faut quelqu'un en direct à 12h pour présenter les infos ! Toi, là, qu'est-ce que tu en dis ?
- Eh ben, je ne parle pas roumain, je suis Français, ça risque d'être compliqué...
- C'est pas grave, il y a un prompteur, tu n'auras qu'à lire le texte qui défile et tout se passera bien. Allez, viens, dépêchons-nous.
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, me voilà embarqué dans une voiture aux couleurs de la plus grosse chaîne de télévision moldave, direction leurs studios d'enregistrement.
- OK, le Français, assis toi là, prend un air sérieux et lis ce texte
Je m'exécute, et baragouine en Roumain un texte auquel je ne comprend pas le dixième.
- Parfait, le direct commence dans 3 minutes, tiens toi prêt !
- OK, mais euh, ça parle de quoi...
- "In directo din 1 minute", entend-je venir depuis le fond du studio. Les lumières s'éteignent et de gros spot colorés prennent le relai.
- 4, 3, 2, 1 ...
Et c'est parti pour 20 minutes de journal télévisé, où j'interviens entre chaque reportage pour lancer le suivant. L'exercice est déconcertant et épuisant. Mais je dois l'avouer, bien marrant quand même !
Les caméras s'éteignent, et le producteur s'approche de moi :
- C'était parfait ! Ton accent ajoute une touche européenne à notre journal, exactement ce que nous recherchons en ce moment. Quand le présentateur reviendra de son congé maladie, je te propose de revenir, pour l'assister et intervenir de temps en temps. Qu'en dis-tu ?
- Euh, oui, ça paraît génial ! Mais bon, je pense que je dois quand même y réfléchir. Et vous aussi d'ailleurs, peut-être...
- Mais non, il n'y a que les idiots qui réfléchissent ! Allez, marché conclu, tope là...
J'interviendrais donc tous les jours sur Moldova 1 à 12h. Le salaire est très correct et ça me fera une belle nouvelle expérience. Je crois que j'ai trouvé ma voie, le boulot pour lequel je suis fait !
Bien entendu, cet article est un tissus de mensonges sortis tout droit de mon imagination. Mais comme le pourquoi du comment de cette photo est beaucoup moins glamour que cette petite histoire, je préférais vous raconter ce que je fabule à mes heures perdues.
lundi 27 septembre 2010
Une odyssée à Odessa
Ce week-end, nous voulons changer d'air. Sortir de ce Chisinau qui pour nous n'est plus un lieu de vacances mais la ville où nous vivons et travaillons. Direction Odessa, dans le sud-ouest de l'Ukraine ( petite carte pour resituer les choses : en rouge, la Moldavie, sous le rond vert, Odessa).
Vu de la Moldavie, l'Ukraine n'est plus ce pays pauvre de l'ex-URSS, bon à visiter pour celui qui veut trouver de l'alcool à vil prix. L'Ukraine est pour nous un riche voisin et parce qu'Odessa est une station balnéaire prisée, nous pourrons y retrouver une partie de la richesse et du luxe de notre vieille Europe.
Je ne saurais l'expliquer, mais Odessa relève du mythe pour moi : je rêve depuis des années de cette odyssée à Odessa. Cette célèbre scène du film "Le Cuirassée Potemkin" n'y est sans doutes pas pour rien.
Après cinq heures de voyage en bus depuis Chisinau et le passage d'une frontière, nous arrivons à Odessa. Sur les conseils de la colocataires de Faustine, notre amie Calédonienne rencontrée à Chisinau qui nous accompagne ce week-end avec sa petite soeur Dune, nous nous dirigeons vers une auberge de jeunesse située à deux pas du centre-ville.
Notre première nuit payée et nos sacs déposés, nous voilà prêt à arpenter les rues.
En bon touristes, nous allons d'abord au célèbre escalier d'Odessa. Mais nous ne pouvons pas nous empêcher d'être déçus face à ces marches qui ressemble plus au banal escalier d'une mairie qu'au lieu de tournage d'une des plus célèbre scène de l'histoire du cinéma.
Qu'importe. Nous continuons notre balade et sommes émerveillés par cette ville: les bâtiments coloré, à l'architecture "non-Chisinienne" (différente de Chisinau quoi),sont magnifiques. Le calme qui règne dans cette ville, station balnéaire prisée l'été par les riches touristes Russes et Ukrainiens mais déserte en cette fin de mois de septembre, nous fait du bien et apaise nos esprits.
Nous profitons des petites terrasses de cafés qui ne sont pas sans rappeler l'Italie, puis allons boire de la bière pas cher dans le bar underground de la ville, le WKAP (prononcez chkar). L'ambiance nous plait tellement que nous y retournerons le lendemain.
Samedi, mer noire oblige, nous allons à la plage. Quelle bonheur de voir l'horizon marin et d'entendre le bruit des vagues. L'espace de quelques instants, je m'évade totalement et ne pense plus à autre chose qu'au soleil qui chauffe ma peau et qu'à l'air marin qui emplit mes narines. Dans la foulée, je profite de la température de l'eau plutôt clémente pour y piquer une tête: le premier bain de ma vie dans la mer noire, le premier d'une longue liste j'espère.
Au final durant ces trois jours à Odessa, nous avons beaucoup flâné, énormément profité du Soleil, croisé pas mal de marins et au maximum admiré cette ville superbe et si reposante. De quoi entamer une nouvelle semaine en Moldavie sous les meilleurs auspices, sereins et apaisés.
Plus de photos de notre séjour à Odessa sur Picasa.
Vu de la Moldavie, l'Ukraine n'est plus ce pays pauvre de l'ex-URSS, bon à visiter pour celui qui veut trouver de l'alcool à vil prix. L'Ukraine est pour nous un riche voisin et parce qu'Odessa est une station balnéaire prisée, nous pourrons y retrouver une partie de la richesse et du luxe de notre vieille Europe.
Je ne saurais l'expliquer, mais Odessa relève du mythe pour moi : je rêve depuis des années de cette odyssée à Odessa. Cette célèbre scène du film "Le Cuirassée Potemkin" n'y est sans doutes pas pour rien.
Après cinq heures de voyage en bus depuis Chisinau et le passage d'une frontière, nous arrivons à Odessa. Sur les conseils de la colocataires de Faustine, notre amie Calédonienne rencontrée à Chisinau qui nous accompagne ce week-end avec sa petite soeur Dune, nous nous dirigeons vers une auberge de jeunesse située à deux pas du centre-ville.
Notre première nuit payée et nos sacs déposés, nous voilà prêt à arpenter les rues.
En bon touristes, nous allons d'abord au célèbre escalier d'Odessa. Mais nous ne pouvons pas nous empêcher d'être déçus face à ces marches qui ressemble plus au banal escalier d'une mairie qu'au lieu de tournage d'une des plus célèbre scène de l'histoire du cinéma.
Qu'importe. Nous continuons notre balade et sommes émerveillés par cette ville: les bâtiments coloré, à l'architecture "non-Chisinienne" (différente de Chisinau quoi),sont magnifiques. Le calme qui règne dans cette ville, station balnéaire prisée l'été par les riches touristes Russes et Ukrainiens mais déserte en cette fin de mois de septembre, nous fait du bien et apaise nos esprits.
Nous profitons des petites terrasses de cafés qui ne sont pas sans rappeler l'Italie, puis allons boire de la bière pas cher dans le bar underground de la ville, le WKAP (prononcez chkar). L'ambiance nous plait tellement que nous y retournerons le lendemain.
Samedi, mer noire oblige, nous allons à la plage. Quelle bonheur de voir l'horizon marin et d'entendre le bruit des vagues. L'espace de quelques instants, je m'évade totalement et ne pense plus à autre chose qu'au soleil qui chauffe ma peau et qu'à l'air marin qui emplit mes narines. Dans la foulée, je profite de la température de l'eau plutôt clémente pour y piquer une tête: le premier bain de ma vie dans la mer noire, le premier d'une longue liste j'espère.
Au final durant ces trois jours à Odessa, nous avons beaucoup flâné, énormément profité du Soleil, croisé pas mal de marins et au maximum admiré cette ville superbe et si reposante. De quoi entamer une nouvelle semaine en Moldavie sous les meilleurs auspices, sereins et apaisés.
Plus de photos de notre séjour à Odessa sur Picasa.
lundi 20 septembre 2010
Prendre son vélo et s'envoler
Hier à Chişinău avait lieu le festival Velo Hora. Un événement autour du vélo, avec courses et démonstrations d'acrobaties.
Quand les bikers Moldaves prennent leur envol, ça donne des images plutôt rigolotes :

Quand les bikers Moldaves prennent leur envol, ça donne des images plutôt rigolotes :
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| Plus de détails et plus d'images sur Picasa. |
mardi 31 août 2010
Une soirée chez les hippies
En Moldavie, il n’y a pas la mer, ni la montagne. Il n’y a pas beaucoup de musées, ni beaucoup de magasins. Mais en Moldavie cette année, il y a un rassemblement Hippie ! Le Rainbow Gathering est le grand rassemblement des hippies du monde entier. Chaque année, ils se réunissent dans un lieu différent et en 2010, le Rainbow Gathering a lieu en Moldavie ! Un événement que nous ne pouvions pas rater.

Le réveil sonne à 7h. Dur dur après la soirée que nous avons vécu la veille. Mais un hippie n’a peur de rien et ne craint pas la fatigue : rendez-vous à la gare routière pour prendre un minibus direction Soroca, une ville située à un peu moins de 200km au nord-est de Chisinau. Après moult péripéties pour identifier notre bus, notre fine équipe de cinq français arrive enfin à partir. Il est 10h30. Arrivés à Soroca en tout début d’après-midi, l’aventure peut enfin commencer !
Nous devons tout d’abord trouver le lieu du Rainbow Gathering : la seule chose que nous savons, c’est qu’il faut se rendre dans un village dont nous ignorons le nom. Ça s'annonce compliqué ! Par chance, nous rencontrons un couple de Moldaves charmants qui font tout pour nous aider dans notre quête : après plusieurs dizaines de minutes, ils identifient quelqu’un qui a entendu parler du rassemblement. Direction Rudi, un petit village à 50km de Soroca.

Arrivés à destination, nous sommes perplexes : c’est bien gentil d’être à Rudi, mais où se trouve le rassemblement ? Dans le village, personne n’a entendu parler d’un festival hippie, ce qui nous semble très louche : si un rassemblement international a lieu tout près d’un si petit village, ils ont du voir passer du monde.
Quelques heures plus tard, nous identifions enfin quelqu’un qui est capable de nous orienter : « Allez par là : le chemin descend, descend, descend puis monte, monte, monte. Après, vous verrez des drapeaux ». Génial : dans une demi heure, nous devrions être là bas ! Il est 16h30.
Nous avançons, descendons, descendons, descendons, puis montons, montons, montons, mais toujours pas de drapeaux. Au bout d’un certain temps, nous tombons sur trois Polonais croisés un peu plus tôt dans l’après-midi à Soroca : ils sont dépités, incapables eux aussi de trouver le rassemblement. Au beau milieu d’un champ de pommiers, nous avons l’air biens malins. C’est à ce moment précis qu’il se met à pleuvoir (quelques minutes heureusement), comme si le destin s’acharnait contre nous et contre notre volonté de rencontrer des hippies.

Mais pleins de courage et d’audace, nous décidons de poursuivre notre route et là, ô miracle, nous apercevons enfin un petit bout de tissus orange caché dans un arbre : nous sommes sur la bonne voie !
« Hop hop hop, c’est repartie, dans 10 minutes, nous sommes arrivés », nous disons-nous pour nous rassurer. Excès d’optimisme : notre marche au beau milieu d’un ruisseau asséché au cœur de la forêt durera largement plus d’une heure…

Quelle joie, quand nous apercevons ce drapeau ! Il est 18h30, nos jambes sont lourdes, nos bras engourdies et nos têtes assoupies. Mais enfin, nous allons voir à quoi ressemble un camp hippie.
L’accueil est chaleureux. La majorité des participants est russophone et nous avons du mal à nous faire comprendre. Mais ils ont l’air heureux de nous accueillir. Nous plantons vite notre tente avant la tombée de la nuit, puis partons à la rencontre des autres participants. La plupart sont là depuis plusieurs semaines et enchaînent les Rainbows Gatherings d’années en années. Leur mode de vie est intriguant, intéressant : nous sommes en tous cas tous les cinq heureux d’en avoir un petit aperçu.
Il reste une grosse cinquantaine de participant dans le rassemblement qui se termine dans quelques jours. Le repas est collectif, autour du feu. A côté de nous, une musicienne nous joue ses chansons : sa voie est magnifique, tout comme sa façon de jouer de la guitare. Elle enchaîne les chansons, pour le plus grand plaisir de nos oreilles. L'aperçu sonore du début vous donnera une idée de l’ambiance.
Épuisés par notre journée de marche, nous allons finalement nous coucher. Je ne sais pas quel heure il est et je n’ai pas envie de le savoir : le temps s’est arrêté sur ce Rainbow Gathering. Pendant la nuit, il se met à pleuvoir. La pluie inonde les tentes et nous sommes obligés de déguerpir en catastrophe à 8h du matin. Heureusement pour nous, il existe un chemin plus pratique que celui d’hier pour rejoindre la civilisation.

Nous finissons par monter dans un bus qui va directement à Chisinau : l’aventure se termine, assoupis au fond d’un minibus, la tête remplie de chansons magnifiques, de souvenirs inoubliables et d’un regret fou de ne pas être resté plus longtemps sur place.
merci à Julie, Faustine, Aurélia et Corentin pour leur compagnie pendant cette aventure et pour leurs photos.

Écoutez le son de la soirée
Le réveil sonne à 7h. Dur dur après la soirée que nous avons vécu la veille. Mais un hippie n’a peur de rien et ne craint pas la fatigue : rendez-vous à la gare routière pour prendre un minibus direction Soroca, une ville située à un peu moins de 200km au nord-est de Chisinau. Après moult péripéties pour identifier notre bus, notre fine équipe de cinq français arrive enfin à partir. Il est 10h30. Arrivés à Soroca en tout début d’après-midi, l’aventure peut enfin commencer !
Nous devons tout d’abord trouver le lieu du Rainbow Gathering : la seule chose que nous savons, c’est qu’il faut se rendre dans un village dont nous ignorons le nom. Ça s'annonce compliqué ! Par chance, nous rencontrons un couple de Moldaves charmants qui font tout pour nous aider dans notre quête : après plusieurs dizaines de minutes, ils identifient quelqu’un qui a entendu parler du rassemblement. Direction Rudi, un petit village à 50km de Soroca.

Arrivés à destination, nous sommes perplexes : c’est bien gentil d’être à Rudi, mais où se trouve le rassemblement ? Dans le village, personne n’a entendu parler d’un festival hippie, ce qui nous semble très louche : si un rassemblement international a lieu tout près d’un si petit village, ils ont du voir passer du monde.
Quelques heures plus tard, nous identifions enfin quelqu’un qui est capable de nous orienter : « Allez par là : le chemin descend, descend, descend puis monte, monte, monte. Après, vous verrez des drapeaux ». Génial : dans une demi heure, nous devrions être là bas ! Il est 16h30.
Nous avançons, descendons, descendons, descendons, puis montons, montons, montons, mais toujours pas de drapeaux. Au bout d’un certain temps, nous tombons sur trois Polonais croisés un peu plus tôt dans l’après-midi à Soroca : ils sont dépités, incapables eux aussi de trouver le rassemblement. Au beau milieu d’un champ de pommiers, nous avons l’air biens malins. C’est à ce moment précis qu’il se met à pleuvoir (quelques minutes heureusement), comme si le destin s’acharnait contre nous et contre notre volonté de rencontrer des hippies.

Mais pleins de courage et d’audace, nous décidons de poursuivre notre route et là, ô miracle, nous apercevons enfin un petit bout de tissus orange caché dans un arbre : nous sommes sur la bonne voie !
« Hop hop hop, c’est repartie, dans 10 minutes, nous sommes arrivés », nous disons-nous pour nous rassurer. Excès d’optimisme : notre marche au beau milieu d’un ruisseau asséché au cœur de la forêt durera largement plus d’une heure…

Quelle joie, quand nous apercevons ce drapeau ! Il est 18h30, nos jambes sont lourdes, nos bras engourdies et nos têtes assoupies. Mais enfin, nous allons voir à quoi ressemble un camp hippie.
L’accueil est chaleureux. La majorité des participants est russophone et nous avons du mal à nous faire comprendre. Mais ils ont l’air heureux de nous accueillir. Nous plantons vite notre tente avant la tombée de la nuit, puis partons à la rencontre des autres participants. La plupart sont là depuis plusieurs semaines et enchaînent les Rainbows Gatherings d’années en années. Leur mode de vie est intriguant, intéressant : nous sommes en tous cas tous les cinq heureux d’en avoir un petit aperçu.
Il reste une grosse cinquantaine de participant dans le rassemblement qui se termine dans quelques jours. Le repas est collectif, autour du feu. A côté de nous, une musicienne nous joue ses chansons : sa voie est magnifique, tout comme sa façon de jouer de la guitare. Elle enchaîne les chansons, pour le plus grand plaisir de nos oreilles. L'aperçu sonore du début vous donnera une idée de l’ambiance.
Épuisés par notre journée de marche, nous allons finalement nous coucher. Je ne sais pas quel heure il est et je n’ai pas envie de le savoir : le temps s’est arrêté sur ce Rainbow Gathering. Pendant la nuit, il se met à pleuvoir. La pluie inonde les tentes et nous sommes obligés de déguerpir en catastrophe à 8h du matin. Heureusement pour nous, il existe un chemin plus pratique que celui d’hier pour rejoindre la civilisation.

Nous finissons par monter dans un bus qui va directement à Chisinau : l’aventure se termine, assoupis au fond d’un minibus, la tête remplie de chansons magnifiques, de souvenirs inoubliables et d’un regret fou de ne pas être resté plus longtemps sur place.
merci à Julie, Faustine, Aurélia et Corentin pour leur compagnie pendant cette aventure et pour leurs photos.
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